Algeria & the UN
 General Assembly
 Security Council
 Economic & Social Council
 Special Sessions
 Conferences
 Other Meetings
 Official Reports
 Elective Mandates
 Statements by the President of the Republic
 Ministry of Foreign Affairs
 Press Releases
Treaties & Agreements
About Algeria
Reforms in Algeria


   Home> General Assembly> 59th Session

Version Francaise

STATEMENT BY H.E ABDALLAH BAALI, PERMANENT REPRESENTATIVE DURING THE PLENARY MEETING OF THE GENERAL ASSEMBLY ON THE REPORT OF THE SG ON THE WORK OF THE ORGANIZATION



October 7th 2004

Monsieur le Président,

Intervenant après le débat général de ces deux dernières semaines, notre réunion d’aujourd’hui consacrée à l’examen du rapport du Secrétaire général sur l’activité de l’Organisation (A/59/1) nous offre une fois de plus l’opportunité de débattre de questions d’importance majeure qui préoccupent la communauté internationale et de réitérer notre engagement en faveur du rôle central et irremplaçable des Nations Unies dans la réalisation des objectifs de paix et de développement tels que définis dans la Déclaration du Millénaire.

La lecture attentive du rapport du Secrétaire général et l’analyse lucide du bilan qu’il dresse des réalisations accomplies par l’Organisation durant l’année écoulée nous conduisent encore une fois à la conclusion suivante : la nécessité plus que jamais urgente d’une Organisation forte et efficace qui soit capable de mieux servir les intérêts des Etats et des peuples en cette nouvelle ère caractérisée par une mondialisation accrue qui génère une globalisation du concept de sécurité.

Les problèmes mondiaux sont aujourd’hui d’une telle ampleur et complexité qu’ils ne peuvent être réglés autrement que par une action collective fondée sur les valeurs de solidarité, d’universalisme et du multilatéralisme incarnées par l’Organisation des Nations Unies.

L’ONU rassemble presque tous les pays du monde et son action touche pratiquement à tous les aspects de l’activité humaine. Ces caractéristiques en font un forum unique et un lieu privilégié pour l’échange d’informations, la conduite des négociations, l’élaboration des normes et des politiques, l’expression des aspirations, l’orientation de la conduite des Etats et d’autres partenaires et la mise en oeuvre des plans d’action communs.

Les Etats Membres ne devraient pas se contenter seulement de réaffirmer la pertinence de l’ONU. Il est, en effet, important qu’ils veillent à ce que l’Organisation s’acquitte de ces tâches aussi efficacement que possible et joue son rôle de catalyseur du changement dans un monde qui évolue rapidement et qui fait face à des défis d’un type nouveau.

Dans ce contexte, l’Algérie a grand espoir que le Panel de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement parviendra à formuler des recommandations novatrices et cohérentes fondées sur une analyse rigoureuse des menaces globales qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales et un examen approfondi des institutions et mécanismes existant au sein des Nations Unies.

Il appartiendra alors aux Etats Membres de procéder à un examen serein et sans complaisance des questions liées à la réforme des Nations Unies, à la lumière des conclusions et recommandations que fera le Panel de haut niveau, et d’œuvrer, de manière constructive, pour donner corps aux réformes radicales dont notre Organisation a tant besoin.

En s’attelant à cette audacieuse entreprise, les Etats Membres devraient garder à l’esprit que la grande force de l’Organisation est sa légitimité ancrée dans les principes fondamentaux du droit international acceptés par tous les Etats et exprimés par la communauté internationale dans son ensemble. C’est, en effet, dans sa légitimité que l’ONU puise l’autorité requise pour faire respecter ses décisions.

L’ONU est bien plus qu’un simple instrument car, en plus des multiples domaines d’activité dans lesquels elle est engagée, elle a pour ambition, comme le proclame la Charte, de transformer les relations entre les Etats, d’assurer la conduite des affaires mondiales et de répondre aux besoins et aux espoirs des peuples du monde. Cette tâche redoutable confiée par les pères fondateurs aux Nations Unies, il y a maintenant près de soixante ans, ne saurait être concrétisée que si ensemble nous faisions montre de lucidité et de réalisme et, en même temps, d’imagination et d’audace en aidant l’ONU à faire sa mue pour s’adapter aux réalités internationales du 21ème siècle.

M. le Président,

Ma délégation voudrait faire état très brièvement de quelques commentaires sur quelques aspects saillants du rapport du Secrétaire général sur l’activité de l’Organisation, sachant que nous aurons l’occasion de traiter, dans les prochaines semaines, d’autres questions importantes au titre de points pertinents de l’ordre du jour.

S’agissant de la paix et de la sécurité internationales, le rapport du Secrétaire général sur l’activité de l’Organisation relève encore une fois la persistance de violents conflits dans le monde qui font des millions de victimes parmi les civils, affectent les pays voisins et mettent à mal la paix et la sécurité internationales.

L’Afrique qui a beaucoup fait pour apporter des solutions aux crises qui la traversent continue de se situer malheureusement au premier rang des continents en proie aux conflits, comme en témoigne l’ordre du jour du Conseil de Sécurité. Ainsi, si nous nous réjouissons de l’évolution positive de la situation au Liberia, au Sierra Leone, en Guinée-Bissau et aux Comores, d’autres conflits larvés ou ouverts requièrent notre attention.

Qu’il s’agisse de la prévention des conflits, du rétablissement, du maintien ou de la consolidation de la paix, de la lutte contre la pauvreté et les maladies et de la promotion du développement, la coopération des Nations Unies avec les organisations régionales est plus que jamais indispensable. De ce point de vue, la coopération de l’Organisation des Nations Unies avec l’Union africaine et les organisations sous-régionales devrait se mettre au diapason des mutations que connaît l’Afrique.

Dans ce contexte, l’Algérie se félicite en particulier de la collaboration qu’apporte l’ONU à l’élaboration et la mise en œuvre du plan directeur pour la mise en place des structures du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine dont notamment une force africaine en attente et un comité d’état-major. L’Afrique dispose maintenant, à travers l’Union africaine, ses ensembles sous-régionaux et le NEPAD, de cadres et de mécanismes mieux adaptés à la nature des problèmes qu’elle se doit de résoudre.

Pour ce qui est de la lutte contre la pandémie du Sida, ma délégation est d’accord avec le Secrétaire général lorsqu’il souligne que « cette lutte exige des impulsions vigoureuses, des partenariats effectifs et des actions soutenues au niveau mondial ». L’Algérie se félicite de l’initiative lancée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Programme ONU/SIDA qui vise à procurer un traitement antirétroviral à trois millions de malades de Sida d’ici à la fin de 2005. Il s’agit là d’une initiative qui permettrait d’assurer la survie de la moitié des six millions de sidéens que comptent les pays en développement dont la plupart se trouvent en Afrique.

M. le Président,

L’ONU se doit de poursuivre son action dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, dont on sait maintenant la menace persistante qu’il fait peser sur la paix et la sécurité internationales. A cet égard, nous partageons le point de vue du Secrétaire général quant à la nécessité de combattre le terrorisme dans le plein respect des libertés fondamentales et la dignité humaine mais il convient, dans le même temps, de souligner qu’aux termes de sa résolution 58/174, l’Assemblée générale rappelle ce que le Secrétaire général a indiqué dans son rapport de l’année dernière sur l’application de la Déclaration du Millénaire que « le terrorisme est lui-même une violation des droits de l’homme et doit être combattu en tant que tel ».

Le rapport du Secrétaire général souligne en outre la nécessité d’une coopération internationale accrue pour faire face à ce fléau dans le cadre des mécanismes existants.

Au titre des activités menées l’année dernière et tout récemment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le Secrétaire général rappelle l’adoption par le Conseil de Sécurité de la résolution 1535 (2004) portant sur la revitalisation du Comité contre le terrorisme en vue de renforcer son efficacité tout en mettant en exergue l’action entreprise par le Comité pour prévenir et réprimer le terrorisme.

Il a, aussi, souligné que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime à Vienne a, en étroite collaboration avec le Comité contre le terrorisme, fourni une assistance technique à plus de 70 pays aux fins de la ratification et de la mise en œuvre des 12 conventions internationales contre le terrorisme et l’application de la résolution 1373 du Conseil de Sécurité. Il a fait état, enfin, de l’examen en 2004 du lien qui existe entre le terrorisme et la criminalité organisée par le Conseil des chefs des secrétariats du système des Nations Unies pour la coordination.

Ma délégation ne peut que se féliciter de toutes ces actions qui témoignent de la détermination de la communauté internationale à combattre ce fléau. Nous estimons, toutefois, que seule l’élaboration d’une convention globale contre le terrorisme mettrait un terme aux dangereux amalgames qui tendent à confondre la lutte légitime de libération des peuples avec ce redouté phénomène qu’est le terrorisme.

Je vous remercie.


Copyright © 2005 Mission of Algeria to the U.N. All rights reserved.